Toute une histoire...

Des thermes romains
Les eaux de Bondonneau étaient bien connues des Romains : des fouilles menées tout au long du XIXe siècle ont ainsi mis à jour les vestiges – édifices, piscines, statues... – d'un vaste complexe thermal remontant aux IIe, IIIe et IVe siècles. Une superbe anse de plat en argent est conservée aujourd'hui au musée du Louvre.

Naissance de l'établissement thermal au Second Empire
En 1855, dans le sillage du courant hygiéniste encouragé par Napoléon III (il est alors à la mode de se rendre aux bains de mer et de « prendre les eaux »), est lancée la construction de l'établissement thermal de Bondonneau, achevée trois ans plus tard. L'ensemble comprend, outre les bains proprement dits, un hôtel, une chapelle et des écuries, bientôt complétés par un «palais de verdure » et un casino. L'entreprise se développe alors, malgré plusieurs ventes et rachats successifs.

Les fastes de la Belle Époque
C'est entre le début des années 1880 et 1914 que l'établissement connaît sa période la plus brillante. On vient de Montélimar, de Lyon, de Paris, de la France entière profiter des vertus d'une eau « sulfhydro-iodurée-gazeuse efficace contre la tuberculose, la pauvreté et les vices du sang, l'obésité, le cancer et le diabète ». Une villégiature curative, certes, mais agrémentée de festivités diverses – bals, concerts, spectacles, sans oublier bien sûr le jeu au casino.

La fin de l'âge d'or
La Première Guerre mondiale met brutalement fin à cette prospérité. Désertés par la clientèle, les bâtiments sont réquisitionnés et transformés en hôpital militaire. Libérés à la fin du conflit, ils ne retourneront plus à leur vocation première. Ils sont néanmoins entretenus par les propriétaires jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, qui voit de nouveau l'armée – allemande cette fois – occuper les lieux. À la Libération, l'établissement, est pillé, puis laissé à l'abandon.

Restauration et renouveau
En 2011, les thermes de Bondonneau n'étaient plus qu'un ensemble de ruines envahies par la végétation lorsque, séduits par le charme mais aussi par l'histoire des lieux, nous avons décidé de les racheter et de leur redonner vie. Quatre années seront nécessaires pour nettoyer cette jungle qu'était devenue le parc paysager, dégager et remonter les bâtiments (à l'exception de l'hôtel, trop dégradé), aménager les intérieurs en les dotant de tout le confort. 
Le domaine, ressuscité, était enfin prêt à accueillir ses hôtes.

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